Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 09:32
 

  marcheur Aujourd'hui à 09:25

Le Pérégrin s'en va... C'est le destin de tout pérégrin... Mais il reviendra lorsque l'été se terminera...
Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d'en prendre et bon courage aux travailleurs, bonne chance à celles et ceux qui sont à la recherche de l'occupation journalière qui les aidera à gagner de quoi subsister dans ce monde de brutes...
Merci de me lire et de me faire de temps en temps un petit clin d'oeil sur la Toile.
Prenez soin de vous et de celles et ceux qui vous sont précieux et précieuses et restez vigilants à garder votre "humanitude".
Restez vigilants...

 

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 15:18

 

 

chaden-tango-argentin-5103080220 Milonga.

 

 

Ressentir…  Souffrir l’embrasement…  Abrazo…

Et la boule à facettes comme un soleil gauchi

Sur les tissus moirés

L’intervalle chatoyant…  Arrastre…

La lueur du tango par le prisme du temps

Te fait sortir de l’ombre

Mais le moindre frisson, le moindre contretemps

Te font battre en retraite…  Barrida…

Dans les couleurs voilées de la lumière canaille

Où les danseurs muets semblent se maintenir

Par la grâce du chant…  Sacada …  

Sur le mur du bar

Une fenêtre s’ouvre

Et la boule à facettes comme un soleil gauchi

Fait naître un nouveau corps, une entité nouvelle… Cunita…

Le tango est aussi la couleur oubliée

D’un astre moribond qui ne veut pas céder… Milonga…   

Par Nomade polygraphe - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 09:46

albinosafricain3iq0cn9

 

 

 

 

Albinos.



On m’a dissimulé aux regards dégoûtés de la populace, je suis une vraie malédiction. Cet anathème existait déjà alors que l'humanité tentait désespérément de se dresser sur ses deux pattes arrière.

           C'était le dimanche avant Pâques, et papa faisait le m'as-tu-vu et parlait beaucoup à la multitude du quartier. C’est à cet instant que se produisit ce grand mouvement de frayeur dans la rue et  il n’a pas tardé à le regretter. Quelques jours plus tard, il fut soulagé que la panique ne se soit pas étendue par toute la ville.

             C'était aussi bien pour lui que les gens retournent à leurs affaires. Il s’est dépêché de disparaître pour aller boire.

            Deux ou trois commères initiées m'ont deviné, pas davantage – et en douze saisons il y eu de nombreuses interrogations qui devinrent de terribles certitudes… Il fallait véritablement que le village se pose La Question...

            Ce jeudi là, les mamas m'ont surpris caché dans l'arrière-cour et ont cru qu'elles pourraient faire quelque chose. Et lui, mon père n'a jamais avoué qu'il avait peur, effrayé par son propre rejeton. Il y en a une qui s’est mis à psalmodier, en transes, une véritable crise de folie mystique, comme elles le font d'habitude quoi…  Pour un signe ou pour un autre… Un oiseau qui se pose, un chien qui passe le long de la clôture. Cette vieille-là s'était fait à l'idée que ma mère était tombée amoureuse du diable et  donc qu'elle avait enfanté un malveillant et que ça devait vouloir dire qu'elle portait le signe du malheur. Lorsque ma mère allait au marché avec ses chèvres, les gens lui jetaient des pierres...

Alors lui… Mon père, il s'est mis en colère,  et alors qu'il pensait le contraire, il a commencé à me frapper. Ce  jour-là, j'ai détalé dans la rue jusqu'aux faubourgs…

J’ai douze ans… Douze saisons passées en enfer… Je sors la nuit, de toute façon, la lumière me fait mal… Il faut que je passe le lac, sinon les gamins du port ne me rateront pas…

Un touriste m’a dit un jour qu’il y avait un musicien comme moi qui jouait parfois en Europe, j’aime bien la musique…  

Il faut vraiment que je passe le lac, demain…

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Stigmates du Pérégrin - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 09:44

 

 

Axis mundi.

 

Témoins du mythe et gardien de la frontière

Les Achilpa écoutent le tumulte du monde

Façonnant le tronc du gommier

Vers la courbe du ciel.

 

Numbakula grimpeur céleste s’étire

Comme les jaguars aux griffes d’argent.

A l’orée du sensible se forment, immuables

Les tuteurs de la terre profane.

Les êtres sans ombre

Au seuil de la porte repoussent le chaos.

 

La planète est vaste et les cieux sont lourds

Il n’existe aucun rite

Juste des ouvertures...

Témoin de l’histoire et badaud de l’existence

Comme les tatous aux pattes affairées

Je parcours l’orée de la raison

Évitant la futaie et les êtres sans ombre.

 

Les sentinelles du monde sacré

Domptent l’inconstance du cosmos

La planète est vaste et les cieux sont lourds

Comme la tente du nomade

Il lui faut des piliers puissants

Gerizim, Mont des Pays, Meru, Haraberezaiti

Montagnes cosmiques

Axes du monde

Pays et sanctuaires, Monts et vallées

Vulves et phallus

Comme les jaguars aux griffes d’argent…

 

Assis sur mes talons

J’écoute le tumulte du monde

Sur le versant du Mont des Pays

J’attends les gardiens, les sentinelles du sacré.

Il n’existe aucun rite

Juste des initiés…

La planète est vaste et les cieux sont lourds

Comme la tente du nomade

Il lui faut des piliers puissants

Il est temps, à mon tour, d’apprendre à façonner

Le tronc du gommier. haraberezaiti

 

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Stigmates du Pérégrin - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 09:31

nicolas bouvier

Une étape.

 kenneth white
A Kenneth et Nicolas,
 

L’heure du départ a parfois une saveur de mélisse

Ou d’herbages fraîchement fauchés :

Pourtant les rugueux voyageurs aguerris et les chimères qui les absorbent

Dans les méandres des continents et les replis de la planète

Ne s’arrêtent guère à de telles peccadilles.

Ils méprisent les salons cossus

Où ils en rêvent.

 

Elle fascine les douillets ou elle séduit…

La minute de gloire des périples incertains.

Fatale, unique

Intime

Larme à l’œil et jambe en avant.

 

Je les pressens tout en m’interrogeant

Ressassant sans arrêt cette charade

Quels tracés peuvent esquisser ces pistes oubliées ?

Que je sens déjà pulser sous mes semelles.

La raideur de la côte, le versant qui me taraude

Comme un serment éphémère.

Un cran de plus à ma ceinture…

 

Comme mes précieux anciens, Kenneth et Nicolas

Je trempe mon esprit aux vétilles du chemin primordial

  • Ombres portées, couleurs de sable  -

Ici, je me fonds dans le paysage.

 

  • Poltron au départ

Plus affermi à mesure que les bornes s’alignent –

Et les feux du logis qui s’éloignent.


Femmes, hommes, enfants et peuples singuliers

Pistes perpétuelles

Patrie véritable

Fabriques d’humanité

Créatrices des songes du piéton qui s’attarde

Se poser…

Luxe suprême…

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Stigmates du Pérégrin - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Cogito, ergo sum

freud femme    

 

 

 

 

 

« Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories. »

Carl Gustav Jung

Présentation

Profil

  • Nomade polygraphe et compulsif...
  • EDITIONS DU NOMADE POLYGRAPHE
  • Homme
  • Nord Lille Flandre
  • littérature Ecriture Théâtre Livres randonnée
  • Il n'y pas de racines à nos pieds, ceux-ci sont faits pour se mouvoir. (David Le Breton)

Recherche

Mythoplasties...

  • 199627 208060809219766 100000475452626 825371 7785633 n

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Livrophage

et aussi

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés