Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 20:39
Je tracerai les mots nouveaux
Issues de saisons oubliées
A cette époque vos cr
is rapaces
Etaient pour tous paroles sacrées
Vous suiviez toujours la vision…
Des fumerolles, petites fumées…
Fragment de rêv
e est la raison
Vous arpentiez d’autres contrées.

Vous ménagiez la vieille mère
Conscience claire du passager…
Pesant le temps et la
poussière
Dans vos balances d’horloger
Ici palpitait la sagesse
La joie de vivre et l’éphémère
Ici vivaient les êtres humains
Ombres du ciel et de la terre.

Des missionnaires empesés
Vous infligeaient qu’il était l’heure
De la honte, des génuflexions
Le temps de l’indicible peur
Vous privaient du vent des prairies



Les crucifix en bandoulière
Brisaient les plaisirs de la vie
Et vous connaissiez la misère

Les ventres bleus qui rient trop fort
Au milieu du cercle enfumé
Piétinent et embrassent la mort
Pour les fiançailles des damnés
Vous ignoriez le mot mépris
Malgré la longue marche
Pour vous, frères, vivre a un prix
Etre en guerre, c’est être lâche…

Vous nous chantiez en ces temps arides
Les chants de la terre en éveil
Le cœur ardent et l’esprit vide
Debout ! Pour la danse du soleil
Vos traditions entre vos mains
Regards brillants dans la poussière
Ici vivaient les êtres humains
Ombres du ciel et de la terre

Je tracerai les mots nouveaux
Issues de saisons oubliées
Je pousserai mon cri rapace
J’écouterai… Paroles sacrées…

Loin du bruit, du monde et du tumulte
Je suivrai toujours la vision
Fumerolles, petites fumées…

Loup…
Renard…
Faucon dans le ciel…
Saumon dans le torrent…
Ici, je vis comme un humain
Ombres du ciel et de la terre…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 14:31

Samedi 5 décembre à 20 h30, le Musée de la Vie Rurale de Steenwerck est heureux d’accueillir pour la première fois William Schotte pour un concert exceptionnel.

Petit cousin de Raymond Devos et de Pierre Desproges, le « plus flamand des chanteurs hexagonaux » s'accompagne du violoncelle et de la guitare et de l'accordéoniste Sonia Rekis, complice depuis plusieurs années et musicienne de grand talent. Compositeur hors du commun, William Schotte nous invite à plonger dans son univers surréaliste. Tour à tour truculent et mélancolique, il nous propose des chansons alliant drôlerie, brio, sensualité et émotion, ce qui fait de lui un véritable « poète halluciné ».

Les instruments acoustiques utilisés autour de la voix expriment avec légèreté une matière profonde et mystérieuse alors que l’esprit flamand se promène au fil des chansons sur fond de réalisme sublimé : la vie intérieure des plantes grasses, la mort d’une grand-mère, un accident de voiture, une dispute conjugale, la pause-café .... Les Flandres telles que vous ne les avez jamais vues, avec des ours polaires, des phoques qui distribuent le courrier, des personnages énigmatiques aussi : un martien VRP, une fée avec des feuilles mortes dans les cheveux, un bébé constipé……

L’idée de William Schotte : « apporter un peu d’air frais, de poésie et de réflexion sur notre magnifique et dérisoire condition humaine ».

Etes-vous prêts pour le grand voyage ? Réservez vite ( places limitées) au 03 28 44 20 04 ou par mail à ot.steenwerck@free.fr Prix des places : 6 euros


Photo La Voix du Nord
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Annonces...
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 18:49



Port Arthur…

En claquant la porte vermeille…
Longue presqu'île du Lio-tung
Je songe, nostalgique à ses soeurs soleils
Lu-Shun… Lu-Shun…
A ces déesses, les prêtresses d’ailleurs
Pourvoyeuses d’oubli…
A cet endroit humide et sombre où la fleur de sommeil
Fait voyager sur une natte
Dans la fumée de velours sale
Elle…
Wee-Lee Song, de Shanghai
Larmes salées pour la ballade…

Le ciel frissonnera peut-être sur les marins désenchantés,
Vers les lointains de Mandchourie
Je sais que jamais, jamais, je ne reviendrai…
C’est un siècle de fer qui commence et le feu
commence à gagner.

Cargaisons de métal sous pavillon de complaisance.
Fusils Springfield contre indulgences…

Au large de la mer de Bismarck…

Pandora est longue et féline
Sur le pont du catamaran
Filles de safran qu’on imagine
Prenant le thé Hôtel Bellerive, conversations nonchalantes…
Lin froissé… ombrelles blanches…
Jamais, je ne regarde en arrière
Elle sait que je suis déjà parti
Pandora souhaiterait autre chose… Ou quelqu’un…
Amarrer son destin en remorque, en parta
nce vers demain.
Elle ne me demande rien
Et je ne suis pas curieux…
On quitte parfois la table
Avec un maître atout en main… Trois reines et trois couleurs…
Pandora Groovesnore… Les patios de Bougainville…
Une odeur de jasmin…



Le ciel frissonnera peut-être sur les pontons désertés
Vers les hauts fonds des Salomon
Je sais que jamais, jamais, je ne reviendrai…
C’est un siècle de fer qui commence et le feu commence à gagner.

Cargaisons de métal sous pavillon de complaisance.
Fusils Springfield contre indulgences


Pont du Rialto…


En quittant la chambre diaphane
Palazzo Camerlenghi
Je pense à son ventre corail
Louise… Louise…
L’émigrée polonaise, la Belle de Milan
Cambrée sous les lambris, les lustres de dentelle
Le tango est un cri d’amour sur l’infini
J’emporte dans les yeux
Les heures de soie… les volutes d’un cigare…
Louise Brookszowic, la belle de Milan…
J’entends dans le lointain les cris du carnaval…

Le ciel frissonnera peut-être sur les canaux désenchantés,
Vers les rivages de la lagune
Je sais que jamais, jamais, je ne reviendrai…
C’est un siècle de fer qui commence et le feu commence à gagner.

Cargaisons de métal sous pavillon de complaisance.
Fusils Springfield contre indulgences…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Brocante aux chimères - Communauté : mémoire et écritures
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 18:35




Train des enfants grinçant sous le ciel de neige
Nez rouge et joues glacées.
L’ouest et décembre se sont estompés
Pour cette fois nous resterons ici.

Dans Buda
Les balcons crâneurs

Qui se penchent sur la rue
Contemplent le ballet, mais se tairont… Toujours…
Le vieux dans l’abribus
Regarde passer sa vie.
Tout est en place rien à redire…

Train des enfants grinçant sous le ciel de cendre
Nez rouge et joues glacées.
Le vent et les souvenirs se sont confondus
Pour cette fois nous resterons ici.

C’est dans Pest endormi qu’il me faudra marcher
Bibliothèque Ervin Szabó
Sous les lambris dorés, je cherche tes empreintes
En vain… Mutisme de la multitude…
Le vieux dans l’abribus soupire…
Une buée légère…

C’est à Kerepesi qu’il te faudra aller
Si tu veux lui parler…
Il ne répondra pas, il ne répond jamais…
Il dort depuis longtemps dans ce jardin fantasque
Au bord d’excentriques allées

Dans Buda
Les balcons crâneurs
Qui se penchent sur la rue
Ecoutent encore un temps les accords de Franz, et se tairont… Longtemps…
Le vieux dans l’abribus
Relis tes mots sculptés… Face au mutisme de la multitude
Attila József… Arpenteur du sensible.

Train des enfants grinçant sous le ciel de neige
Nez rouge et joues glacées.
L’ouest et décembre se sont envolés
Pour cette année, nous partirons d’ici…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 12:20

 Pour sa quatrième édition, la Fête du Livre de Lille pose ses valises dans un lieu à forte identité culturelle : le Tripostal ! Succès oblige, il fallait à ce rendez-vous, qui a su s'imposer en quelques années comme un événement culturel attendu et incontournable de la région, un espace plus grand pour accueillir les visiteurs , les auteurs et les exposants toujours plus nombreux. Le programme quant à lui garde ses valeurs fondamentales avec, au cœur des festivités du week-end, les rencontres et les échanges entre les acteurs du monde du livre, le public et les écrivains. Ces derniers ont participé durant toute l'année aux rencontres littéraires proposées par Escales des lettres dans le Nord Pas-de-Calais.

Ces auteurs, rejoints par d'autres écrivains, par les journalistes Philippe Lefait et Minh Tran Huy, par le comédien Charles Berling et par de nombreux partenaires (libraires, éditeurs et associations culturelles) se donnent et vous donnent rendez-vous pour une ultime escale (hivernale) 2009 au Tripostal, les samedi 12 et dimanche 13 décembre à partir de 13 heures, pour participer à des débats, des cafés littéraires, un espace littérature jeunesse, des ateliers d'écriture, des lectures…  http://www.escalesdeslettres.com

(Source – Site Bonnes Nouvelles)

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Annonces...
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