Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 15:05

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Etienne Delessert, « Pourquoi grandir ? »  - Moulins - du 03/10/2009 au 08/03/2010

Le Centre de l’illustration de Moulins présente du mois d'octobre à mars 2010 l'exposition " Pourquoi grandir ?" consacrée à Etienne Delessert, du 3 octobre 2009 au 8 mars 2010.

 

 

Peintre,graphiste, auteur,illustrateur, éditeur(déjà, au collège, il dirigeait le journal scolaire), créateur de dessins animés… Etienne Delessert compte parmi les grandes figures de l'édition contemporaine pour la jeunesse. Il a illustré plus de 80 livres, traduits dans 14 langues et a été, tout au long de sa carrière, récompensé de nombreuses fois par des distinctions internationales.

 

Plusieurs rétrospectives, depuis 1975, lui ont été consacrées de par le monde.

Après le Musée Olympique de Lausanne, la Médiathèque de Saint Herblain, la maison du livre et de l'affiche à Chaumont, le Palazzo delle Esposizioni à Rome, la Library of Congress, à Washington DC, la School of visual Arts Museum de New York, ou encore le Musée des Arts Décoratifs de Paris, c’est au Centre de l'illustration, à Moulins, de s'inscrire dans ce beau parcours et de lui consacrer sa nouvelle exposition, “Etienne Delessert ; Pourquoi grandir ?”, du 3 octobre 2009 au 8 mars 2010.

Une exposition qui permettra de rassembler, pour la première fois, l’ensemble de ses films d’animation, de présenter son travail pour l’édition jeunesse, depuis les pièces remarquables de La Belle et la Bête jusqu’aux pochettes de disques d’Henri Dès, mais également son œuvre de peintre, son talent de sculpteur et son trait de dessinateur de presse qui contribue régulièrement à Siné Hebdo.

 

Etienne Delessert, artiste international, Suisse d'origine, vit désormais à Lakeville, dans le Connecticut avec son épouse Rita Marshall et leur fils Adrien. Il s'inscrit dans la lignée de ces talents qui ont transformé le graphisme, les thèmes, la problématique et les objectifs de l'illustration : Milton Glaser, Maurice Sendak, Leo Lionni, Tomi Ungerer et Chris Van Allsburg.

 

Dans les années 1960 et 1970, et probablement à la suite de son contact avec le grand psychologue suisse Jean Piaget, il s'est inscrit dans un mouvement avant-gardiste européen et américain qui a permis de reconsidérer l'album illustré destiné au jeune public en tenant compte d'un axiome fort et novateur : l'enfant perçoit, assimile, développe une sensibilité esthétique que les adultes croient limitée, voire restreignent pour lui.

 

Pourquoi grandir ?

« Bonne question, pas de réponse évidente » selon Etienne Delessert

Comme l’écrit Jean-Claude Carrière dans un texte qu’il lui consacre : « un enfant, c’est plus qu’un enfant. C’est même assez souvent plus qu’un adulte. »

Organisation : Centre de l'illustration -

26, rue Voltaire.

Moulins - www.centre-illustration.fr

(Source Ricochet)

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 12:14

watch this space

WATCH THIS SPACE #5, Biennale jeune création du Réseau 50° nord

Jusqu’au 30 janvier 2010

 

Watch This Space est le rendez–vous du Réseau 50° nord autour de la création émergente.

Cette 5ème édition se déploie sur le territoire régional/transfrontalier, vous présentant les projets que 15 lieux d’art contemporain ont conçus avec 14 artistes du Nord-Pas de Calais et de Belgique. Des expositions ont déjà été inaugurées

 

TOUTE LA PROGRAMMATION :   Réseau d'art contemporain du Nord - Pas de Calais et de l'Eurorégion Nord   www.50degresnord.net

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 18:32
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A monsieur Blaise,




L’or du poète.

Je souffle les braises
Je souffle les braises cendrées
Sur votre nom décliné
Par une plume que j’ai volé
Je souffle les mots consumés


Courant dans la boue
Le bras droit emporté par la fièvre animale
Sur la route filmée de la fin d’un monde
La reconquête des amputés


Le Tremblay en automne
Abritait ses étranges faunes
Des Picabia, Léger… marchaient bien tranquilles
Livrant au matin clair sa lumière adoucie
« Quand tu aimes il faut partir »

Le soleil du Brésil
Embrase le bois rouge comme braise
Des cendres d’or, des cendres d’or
Un visage rasé de Pierrot cramoisi


Je suis reparti
Tout avait changé
Aux portes de Big Sur, Miller vous écrivait
Boîte à rouler, cigarettes et papier…
Ecrire, jour et nuit pour chasser la peur

Années d’infortune…
Sous la lampe, le mégot fume
L’ami Doisneau vous capture sur la plaque
Sensible…
Ah ! le beau, le vrai et le sensible…



Ici et maintenant, maître du temps
Soufflez, soufflez le feu de la conquête
Ouvrez le lotissement du ciel
Bourlinguez, bourlinguez…
Vivre n’est pas un métier

Le soleil du Brésil
Embrase le bois rouge comme braise
Des cendres d’or, des cendres d’or
L’écriture libérée tombe du Transsibérien



Vous avez inscrit
Sur les pages rouges de nos vies
Une envie de partir

Vous avez déposé
Sur nos fronts fatigués
Le regard de l’oiseau aux sept couleurs


J’ignore son nom…


Pour ces cadeaux prodigieuses illusions
Pour ces moments précieux
Pâques à New York
Enclume solaire des jours d’avant


Le soleil du Brésil
Embrase le bois rouge comme braise
Des cendres d’or, des cendres d’or
Une lettre-océan à bord du paquebot


Si tout se termine
Si les braises se refroidissent
Ce brasier-là ne s’éteindra pas
Ce brasier-là restera


Vous êtes reparti
Un sourire amusé de marin aguerri
Sur le pont du bateau un mégot s’embrasait

Sur les rives fangeuses de nos vies assoupies
Je souffle les braises
Je souffle les braises cendrées
Sur votre nom décliné
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Des gens... - Communauté : mémoire et écritures
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 18:48
crepuscule

Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.

Un clin d’œil pour sourire
Un regard pour apprendre
Les jours de silence et les matins de cendre
Ont pris trace à nos fronts.


Je rêvais pour mes amours
D’étranges et lourds rivages
Et de bijoux barbares
Pour abolir le temps.

Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.


J’ai cherché dans les chroniques
Les seules réponses qui engagent
Et les secrets de mes errances
Dans les pages d’un manuscrit.


Nous aurons fait quelques pas
Une promenade au parc crépusculaire
Une main dans une main…
Maintenant la nuit descend,
Je fus charmé, madame, de cet instant…


Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 20:35
rimbaud-par-verlaine1


«Les hommes sont des poèmes écrits
par leur destin » Al Maari



Arthur, marcheur-murmure



La couleur d’une ombrelle
A taché l’ocre du souk
Echassier de légende, tu aimerais
T’affranchir de l’horizon.
Va ! Parcours l’immense domaine
Où tu es englué !
Sans te douter, sans même imaginer
Qu’il y a dans tes poches
Le trésor rutilant de tes pensées nomades.

Pattes de mouche et bruits de bottes
«Merde à Dieu » écrivais-tu.
Tu iras loin,
Tu iras loin…
La prochaine fois…

Les peintres de Byzance sont à l’abri des remparts.
Traceurs des pistes d’or.
Sur la carte précieuse de la Rimbaldie
Un homme écrit en marchant.
Psalmodiant doucement, c’est la marche-murmure.
En décembre, à Milan, s’envole Vitalie
Sous ton crâne rasé se déchirent les cris.

Retourne à l’Orient ! Piéton céleste.
Toi, dévoreur d’hémisphères, brûle ta vie !
Aden, Harrar, la même poussière de rêves !
Avec tes larmes et tes espoirs.
Le « millionnaire en poux » d’une saison d’enfer.

Dans ton regard s’allument les pourpres d’Ethiopie.
L’empereur Ménélik te donne l’amitié.
Mais là-bas vers la côte
S’avance ta litière.
Une illumination te dévoile Marseille…
Toi, l’absolu poète, chanteur de l’œuvre-vie.
Déjà se montre l’heure de la fuite…

Pattes de mouche et bruits de botte
« Merde à Dieu » écrivais-tu.
Tu iras loin,
Tu iras loin…
La prochaine fois…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
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