Sur la route...

Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 09:32
 

  marcheur Aujourd'hui à 09:25

Le Pérégrin s'en va... C'est le destin de tout pérégrin... Mais il reviendra lorsque l'été se terminera...
Bonnes vacances à ceux qui ont la chance d'en prendre et bon courage aux travailleurs, bonne chance à celles et ceux qui sont à la recherche de l'occupation journalière qui les aidera à gagner de quoi subsister dans ce monde de brutes...
Merci de me lire et de me faire de temps en temps un petit clin d'oeil sur la Toile.
Prenez soin de vous et de celles et ceux qui vous sont précieux et précieuses et restez vigilants à garder votre "humanitude".
Restez vigilants...

 

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 16:03

 

 

Comme un retour après une longue absence, un retour vers la civilisation... Le temps d'une respiration, le temps d'une pause qui souhaitons-le sera profitable...

Un printemps qui se dessine et les couleurs reviennent malgré tout... Une fois de plus... Sur les marais de Tardinghen et ailleurs...

 

20100411_85-1.JPG

20100411_85.JPG

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 20:35
rimbaud-par-verlaine1


«Les hommes sont des poèmes écrits
par leur destin » Al Maari



Arthur, marcheur-murmure



La couleur d’une ombrelle
A taché l’ocre du souk
Echassier de légende, tu aimerais
T’affranchir de l’horizon.
Va ! Parcours l’immense domaine
Où tu es englué !
Sans te douter, sans même imaginer
Qu’il y a dans tes poches
Le trésor rutilant de tes pensées nomades.

Pattes de mouche et bruits de bottes
«Merde à Dieu » écrivais-tu.
Tu iras loin,
Tu iras loin…
La prochaine fois…

Les peintres de Byzance sont à l’abri des remparts.
Traceurs des pistes d’or.
Sur la carte précieuse de la Rimbaldie
Un homme écrit en marchant.
Psalmodiant doucement, c’est la marche-murmure.
En décembre, à Milan, s’envole Vitalie
Sous ton crâne rasé se déchirent les cris.

Retourne à l’Orient ! Piéton céleste.
Toi, dévoreur d’hémisphères, brûle ta vie !
Aden, Harrar, la même poussière de rêves !
Avec tes larmes et tes espoirs.
Le « millionnaire en poux » d’une saison d’enfer.

Dans ton regard s’allument les pourpres d’Ethiopie.
L’empereur Ménélik te donne l’amitié.
Mais là-bas vers la côte
S’avance ta litière.
Une illumination te dévoile Marseille…
Toi, l’absolu poète, chanteur de l’œuvre-vie.
Déjà se montre l’heure de la fuite…

Pattes de mouche et bruits de botte
« Merde à Dieu » écrivais-tu.
Tu iras loin,
Tu iras loin…
La prochaine fois…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 18:26



Le long des quais et le long des bassins, ils retiennent la houle par leurs ancres, figés…

A l’heure violine de la blessure du jour, étalant leurs coques pansues comme d’indécents prélats, ils exhalent les senteurs sauvagines et embaument de vapeurs océanes la ville stupéfaite.

Mais la lune les fait mystérieux comme des fantasmes – avec leurs ombres bleues, mouvantes et geignardes – Le long des quais et le long des bassins…

Et pendant que la vague s’étire comme une chatte satisfaite, que de promesses terribles et que de chants d’adieu, entre les ombres bleues, mouvantes et geignardes…

La maille des filets des chaluts assoupis entrave les étoiles du nord.
Les cris plaintifs dans le ciel sombre, les oiseaux gris et blancs aux ailes immobiles, sculpture éphémères…

Les clapotis invisibles où se perdent les heures désespérées et, dans le néon des bars, - les récits monotones des voyages accomplis.
Mais, comme ils craquent les vieux rafiots de tôle rapiécée, que de solitude et que de traversées blêmes dans le roulis léger qui donne un air d’ivrogne…

Et comme ils sont éteints les hublots rivetés – Les hublots aveuglés, la cécité d’une vie sans bois et sans collines – Où sur la passerelle luisante, le pas du capitaine martèle le présent…

Souvent, bien entendu, ils intriguent, les vieux rafiots au bord du temps…
Lorsque pour exalter leurs aventures rouillées au strass de pacotille, les touristes émus les dévorent des yeux.

Avec leurs grues d’acier comme des mains levées, ils semblent alors – les vieux rafiots, au bord du temps – des morceaux de bravoure dans l’océan du quotidien.

Le long des quais et le long des bassins, ils retiennent la houle par leurs ancres, figés…

Et quand le matin froid se pointe à l’horizon sur ce décor de cinéma, ils se redressent comme des vaisseaux de guerre ; jusqu’à la période
tapageus
e , où dans l’agitation vaine des hommes, le paysage étrange retombe dans un anonymat industriel, comme une scène de déjà vu, au journal de vingt heures…

Alors toute la magie s’efface, toutes les odeurs empestent et dérangent…
Seul, un jeune garçon observe, avec dans le regard des envies d’horizons frais et de ciels neufs.

A l’heure mandarine de la montée du jour…
Le long des quais et le long des bassins, ils retiennent la houle par leurs ancres, figés…

Les cargos…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 20:39
Je tracerai les mots nouveaux
Issues de saisons oubliées
A cette époque vos cr
is rapaces
Etaient pour tous paroles sacrées
Vous suiviez toujours la vision…
Des fumerolles, petites fumées…
Fragment de rêv
e est la raison
Vous arpentiez d’autres contrées.

Vous ménagiez la vieille mère
Conscience claire du passager…
Pesant le temps et la
poussière
Dans vos balances d’horloger
Ici palpitait la sagesse
La joie de vivre et l’éphémère
Ici vivaient les êtres humains
Ombres du ciel et de la terre.

Des missionnaires empesés
Vous infligeaient qu’il était l’heure
De la honte, des génuflexions
Le temps de l’indicible peur
Vous privaient du vent des prairies



Les crucifix en bandoulière
Brisaient les plaisirs de la vie
Et vous connaissiez la misère

Les ventres bleus qui rient trop fort
Au milieu du cercle enfumé
Piétinent et embrassent la mort
Pour les fiançailles des damnés
Vous ignoriez le mot mépris
Malgré la longue marche
Pour vous, frères, vivre a un prix
Etre en guerre, c’est être lâche…

Vous nous chantiez en ces temps arides
Les chants de la terre en éveil
Le cœur ardent et l’esprit vide
Debout ! Pour la danse du soleil
Vos traditions entre vos mains
Regards brillants dans la poussière
Ici vivaient les êtres humains
Ombres du ciel et de la terre

Je tracerai les mots nouveaux
Issues de saisons oubliées
Je pousserai mon cri rapace
J’écouterai… Paroles sacrées…

Loin du bruit, du monde et du tumulte
Je suivrai toujours la vision
Fumerolles, petites fumées…

Loup…
Renard…
Faucon dans le ciel…
Saumon dans le torrent…
Ici, je vis comme un humain
Ombres du ciel et de la terre…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Sur la route... - Communauté : mémoire et écritures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Profil

  • Nomade polygraphe et compulsif...
  • EDITIONS DU NOMADE POLYGRAPHE
  • Homme
  • Nord Lille Flandre
  • littérature Ecriture Théâtre Livres randonnée
  • Il n'y pas de racines à nos pieds, ceux-ci sont faits pour se mouvoir. (David Le Breton)

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Livrophage

Images Aléatoires

  • Photo-035.jpg

et aussi

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés