Bleu Nuit....

Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 17:38

LittlePhotoVisite

 

L’élagueur.

C’est un élagueur d’arbres à mélancolie… Des dizaines d’apprentis viennent se former avec lui dans de grandes clairières le quittant des années après instruits de sa science alchimique. Le bûcheron atypique leur a tellement enseigné, tellement appris en n’omettant rien qu’à l’issue de cette initiation, en existe-t-elle de plus mystérieuse ?  Les aspirants-élagueurs se mettent à grandir et prennent les chemins plus légers qu’auparavant.

L’élagueur part alors accomplir sa besogne et ce n’est  plus dans chaque cité qu’une succession de milliers d’abattages qui se couchent ensemble devant l’artisan qui défriche encore plus intensément, peut-on extirper totalement l’amertume ?

On découvrit alors par le monde de grandes trouées de félicité et de quiétude.

Le fruit du labeur de centaines d’élagueurs d’arbres à mélancolie qui communient ensemble pour accroître le bonheur des hommes.

Un besoin si simple et si nécessaire :

Le rire…

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 18:48
crepuscule

Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.

Un clin d’œil pour sourire
Un regard pour apprendre
Les jours de silence et les matins de cendre
Ont pris trace à nos fronts.


Je rêvais pour mes amours
D’étranges et lourds rivages
Et de bijoux barbares
Pour abolir le temps.

Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.


J’ai cherché dans les chroniques
Les seules réponses qui engagent
Et les secrets de mes errances
Dans les pages d’un manuscrit.


Nous aurons fait quelques pas
Une promenade au parc crépusculaire
Une main dans une main…
Maintenant la nuit descend,
Je fus charmé, madame, de cet instant…


Les songes, les heures de rien,
Comme l’ombre des grands arbres,
Ton pas dans le jardin, les jappements du chien,
font battre mon horloge.

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 20:25


Elle était l’éclat de jade du temple enfoui
Du monde abrupt et froid aux rives de la cité de la joie
Je traçai des signes sur les murs dans l’usine des anciens temps.
Je raturai le quotidien, marquai d’une entaille chaque étape,
Elle me conta des histoires de chez elle où les murs furent brisés
Par un griot qui marchait sur le fil du rasoir.
Était-elle réelle ou fumée ? Je m’en fiche à présent…
D’un rire à l’autre, d’un éclat à l’autre
Nous nous blottissions au fond de la cité là où les yeux des passants ne pouvaient nous percer.
S’est-on moqué de moi, m’a-t-on menti ?
C’était compréhensible comme je n’ai pas grandi ou vieilli, est-ce que c’est pareil ?
Est-ce que le bonheur, c’est de ne rien dire et de se cacher ?
Les papiers gras envahissent Pacific Palissade,
Ponctuations humaines sur la page immaculée de l’aube urbaine
Et les cotonneuses vagues de l’océan sous l’horizon de verre si ténu et si fragile,
Emportent toutes les lumières de la nuit et les éclats de jade.
Elle contempla mes signes sur les murs que j’étouffai
Et déclara : « Le griot t’aurait bien aimé
Et je sais que tu lui ressembles ».
Il y avait à cette heure de curieuses vibrations, elles cachaient un abîme…
Elles n’avaient cessé de se ramifier sur ce continent,
Il existe des murs que l’on ne peut détruire ou étouffer.
Le cri de la mouette, la fraîcheur du vent…
La cafétéria est encore fermée, il va faire chaud aujourd'hui
La radio sur une fenêtre dit « Un nouveau président est élu »
Nous nous sommes réfugiés près du sémaphore où la lumière est plus douce,
Elle m’a dit, « je suis de passage, mais c’est mieux ainsi,
L’heure présente, prenons là, gardons là tant que l’on peut »
Et les cotonneuses vagues de l’océan sous l’horizon de verre si ténu et si fragile,
Emportent toutes les lumières de la nuit et les éclats de jade.
Et les papiers gras de Pacific Palissade sur les coussins des terrasses
Ponctuent le sable de graffitis dérisoires.
Los Angeles, cité de la joie, aux rives du monde abrupt et froid…
Je vois un vieillard noir qui palabre, « Mon fils, je crois que tu es dans le vrai »
Mais ce n’est que le vent qui appelle le cri des mouettes.
Chaque oiseau apporte une nouvelle d’Afrique
Sur des enfants en chemin et des vieillards indulgents.
Et des murs qui s’effondrent dans des nuages de poussière rouge.
L’aurais-je gardée ? On n’enferme pas le vent, ni les vagues, ni le cri des oiseaux.
Elle avait des éclats de jade dans ses yeux qui lui donnaient toute la sagesse du monde
Le soir, dans les dunes, j’entends sa voix qui raconte.
Je ne suis pas malheureux, je sais qu’elle parcourt le monde
Je vis sur la terre, c’est suffisant comme raison d’être satisfait
Sur les palissades, je rature le quotidien, marque d’une entaille chaque étape.

Et les cotonneuses vagues de l’océan sous l’horizon de verre si ténu et si fragile,

Emportent toutes les lumières de la nuit et les éclats de jade.

Et partout, sur la planète, des murs s’effondrent dans des nuages de poussière rouge
Chaque oiseau apporte une nouvelle d’Afrique
La radio sur une fenêtre dit « Un nouveau président est élu »
« Mon fils, je crois que tu es dans le vrai »
(février 2009)

Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 19:12


J’ai vu brûler des livres
Je me suis résolu à mourir
J’ai senti les fumées dans la rue

Et j’ai eu peur, oui j’ai eu peur…

J’ai écrit sur un mur une chanson
C’est un testament anonyme
Et je me prépare à fuir

Je cours devant les mâchoires
Je cours devant l’histoire…

Une histoire que je ne connais pas…

Je suis sur une terre amie
Je parle à des gens inconnus
J’attends des nouvelles de là-bas
De la femme que j’ai aimé
C’était un printemps impossible !
Nos traces d’encre étaient des drapeaux
Et je me prépare à fuir

Je cours devant les mâchoires
Je cours devant l’histoire…

Une histoire que je ne connais pas…

Je suis revenu aujourd’hui
Avec un espoir de papier
J’ai dans mes bagages un baiser
Qui m’aidera bien à tenir

Et j’ai peur, oui j’ai peur…
Que demain n’arrive jamais

Si tu as quitté le pays
Je sais que demain tu vivras
Je t’ai aimée plus que la vie
Et je veux garder en moi
.L’idée que là-bas tu écris

Pour que nos jours soient révélés
Afin qu’on ne brûle aucun livre
Même si dans mon cœur, il fait froid

Et je n’ai plus peur
Je n’ai plus peur

L’Histoire finira sans moi…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 17:44




Le pinceau des phares jaunes sur le Malecõn
caresse le bitume de sa lueur coquine.
Baisers de sucre à l’hôtel Sévilla, à l’heure des

cocktails.
Frivolités, bonnes fortunes…
Au coin du Paseo et de la 19ème rue
La Chevy 57 fait chanter la lumière.
Compay Primero, le rhum et la chaleur.
Atmosphère…

Elle marche sous l’averse, les pieds mouillés et nus…
Deux vers sur deux verres…
Mojitos, Daïquiris, effluves du jour mourant.
Je vais dormir sous le patio, à l’ombre des Lauriers-
roses.
Deux vers sur deux verres…
La cité des colonnes s’effrite sous les fards.

Vieille catin décatie aux souvenirs fatigués.
Baisers amers au Nacional à l’heure des adieux…
Regrets… Fumées bleues, odorantes…
Le soleil se lève sur le cimetière Colõn.
La Chevy 57 fait miroiter ses chromes…
Zoé Valdes pleure… La faim et la misère….
Elle marche sur la Rampa, les pieds dans la poussière

Deux verres sur deux vers…
La Havane, je m’en vais…
Par Nomade polygraphe - Publié dans : Bleu Nuit.... - Communauté : mémoire et écritures
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